Une étude sur les matchs de COUPE D’EUROPE qui va BOULEVERSER votre façon de parier !

A votre avis, les matchs de coupe d’Europe ont-ils une influence sur les matchs du week-end pour les équipes qui ont joué en Ligue des Champions ou en Europa League en semaine ? Je vous en parle aujourd’hui dans la première partie de l’émission.
Ensuite, en deuxième partie, je continue le coaching de Nathan, parieur en herbe.

L’influence sur les matchs du week-end pour les équipes qui jouent en coupe d’Europe

Marc, un membre de mon Club, m’a fourni un document très intéressant que j’ai analysé. Ce document confirme ce que je pensais déjà avec mes années d’expérience de parieur. J’avais déjà remarqué que les équipes qui jouent en semaine en coupe d’Europe ont des résultats moins bons le week-end, mais je n’avais pas de chiffres pour étayer tout cela. Maintenant, j’ai les chiffres.

Ce document a été fait sur une période de dix ans – de 2001-2002 à 2010-2011 – sur différents championnats de foot : Angleterre, Pays-Bas, Allemagne, France, Espagne, Portugal et Italie. Autrement dit, les plus gros championnats européens. Les compétitions prises en compte sont ces championnats nationaux et la Ligue des Champions et l’Europa League sur un total de 27 002 matchs. Pour tous les mathématiciens, vous voyez que la variance, c’est fait. Sur un gros échantillon comme celui-ci, on a quand même des valeurs sûres.

Ligue des champions : champions league

B : – Tiens, Nathan, quel est ton avis sur le sujet ? Est-ce que tu t’étais déjà posé la question ? Est-ce que tu incorpores ça dans tes analyses ?
N : – Pas du tout. Mais j’ai bien sûr déjà eu des paris sur des équipes qui jouaient la semaine et le week-end.
B : – Je pense que cela va aussi t’intéresser pour tes futurs paris. On arrive actuellement vers la fin de toutes les compétitions européennes. C’est surtout intéressant pendant les phases de poule lorsque le nombre de matchs qui s’enchaîne est élevé. On va dire que des équipes laissent du jus, de la force, comme je vais vous le prouver maintenant. Il va y avoir pas mal de chiffres. Pour planter le décor, voici les chiffres de base :

  • Sur les six ou sept championnats en question, on a 47% de victoires à domicile, 26,2% de matchs nuls et 26,8% de victoires à l’extérieur. On voit que le nombre de victoires à la maison est presque de 50%, ce qui n’est pas vraiment une surprise. Par contre, ce qui est surprenant, c’est que le nombre de matchs nuls et de victoires à l’extérieur est presque identique. Alors qu’on pourrait penser que le nombre de nuls serait plus élevé. Les bookmakers en général mettent une cote autour de 3 pour les matchs nuls.
  • Pour une équipe qui joue en championnat après 2 jours de repos, on remarque que le nombre de victoires à domicile reste quasiment le même, mais qu’à l’extérieur, le taux de victoires baisse à 19,8%. C’est quand même une baisse de 7% par rapport à la moyenne.
    Dans le cas d’une équipe à domicile qui a eu 2 jours de repos et qui affronte une équipe qui a eu 3 jours de repos ou plus, le nombre de victoires à domicile tombe à 28,9%. La différence est énorme par rapport à la moyenne de 47% ! Vous comprenez tout de suite qu’il vaut mieux avoir plus de jours de repos.
  • Si on prend l’inverse : 3 jours de repos ou plus pour l’équipe à domicile et 2 jours de repos pour l’équipe visiteuse, on passe de 26,8% de victoires à l’extérieur à 15,6% ! Il n’y a donc pas photo entre une équipe très fraiche à la maison contre une équipe en déplacement un peu fatiguée. l’équipe à domicile augmente ses chances de gagner la match de 10 à 15%. On ne s’en rend pas forcément compte mais c’est énorme. Comme vous pouvez le voir dans les tableaux sous le podcast, c’est sur un échantillon de 1 024 matchs, donc on peut en tirer quelques conclusions.
    Il faut noter aussi qu’à partir du moment où les équipes ont 3 jours de repos et plus, on retrouve quasiment les chiffres de base – 47% de victoires à domicile, 26,2% de matchs nuls et 26,8% de victoires à l’extérieur. On peut déjà tirer une première conclusion : il vaut mieux avoir au minimum 3, 4 ou 5 jours de repos pour tirer le meilleur potentiel d’une équipe.

B : – Nathan, toi qui fais du sport, même si ce n’est pas au niveau professionnel, est-ce que cela te parle ? Est-ce que tu vois une différence quand tu joues tous les deux jours ou tous les 4 ou 5 jours ?
N : – C’est clair que ce ne sera pas du tout le même jeu, que ce soit un sport collectif ou non. Physiquement et mentalement, ce n’est pas du tout pareil.
B : – Même si eux sont des sportifs de haut niveau et que tout est fait pour la récupération, cela reste des être humains et à un moment donnée, le corps dit stop.
Poussons l’analyse encore un peu plus loin (et c’est ce qui est intéressant pour trouver des paris le week-end).

  • Sur 3 800 matchs, les équipes qui jouent la Ligue des Champions ont en moyenne en championnat 62% de victoires, 29% de matchs nuls et 8,7% de défaites. Évidemment, ils s’agit des meilleurs équipes de leurs championnats respectifs – Barça, Bayern, Real, Chelsea, Manchester City, Juve, etc. – donc c’est assez logique. Mais lorsque ces mêmes équipes jouent le mercredi en Ligue des Champions et rejouent le samedi en championnat, soit 2 jours complet de repos, on passe à 43% de victoires, 29% de matchs nuls et 26,9% de défaites. On voit donc clairement que les équipes jouent le mercredi en Ligue des Champions laissent des plumes en championnat le week-end suivant.
  • De même, ces équipes cumulent en moyenne 2,16 points par match quand elles ne jouent pas en Ligue des Champions la semaine. Mais dès qu’elles ont un match de coupe d’Europe le mercredi et rejoue le samedi en championnat, elles tombent à 1,61 points par match.

Ce sont des stats importantes pour un parieur. Autant mettre toutes les chances de votre côté et ces chiffres là permettent de dégager des value. Le bookmaker lui ne va pas forcément prendre ces chiffres en compte : la masse des parieurs ne connaissent pas ces chiffres donc ils n’influencent pas la cotation.

Europa League

europa league

Voilà pour la Ligue des Champions mais cela fonctionne aussi pour les équipes engagées en Europa League. À la différence que les matchs d’Europa League ont lieu le jeudi et que ces équipes rejouent en championnat le dimanche en général, mais cela fait toujours 2 jours de repos. Il faut préciser aussi que les équipes engagées en Europa League sont normalement un peu moins fortes que celles qui jouent la Ligue des Champions, puisqu’elles se sont classées entre la troisième et la sixième place dans leur championnat. Sur 5 700 matchs, ces équipes obtiennent en général 46% de victoires, 30% de matchs nuls et 23,9% de défaites. Vous voyez donc déjà que le nombre de défaites est plus élevé que pour les équipes qui jouent la Ligue des Champions.

  • Quand ces équipes jouent en championnat 2 jours après un match d’Europa League, on passe à 32% de victoires, 29,7% de matchs nuls et 37,7% de défaites (en passant, on constate encore une fois que la quantité de matchs nuls ne change pas beaucoup). Et de 1,68 points par match, on passe à 1,27 points par match.
    Quand j’ai vu ces chiffres, mes yeux se sont illuminés. Ils confirment ce que je disais déjà. Je cite souvent l’exemple de Guingamp : il y a 2 ou 3 saisons, ils se donnaient à fond en coupe d’Europe et avaient d’assez bons résultats mais par contre, sur les 8 matchs de championnat qui ont suivi ces matchs de coupe d’Europe, ils ont fait 6 défaites et 2 nuls. Même chose pour Saint-Etienne cette année qui après chaque match contre Manchester United a subi à domicile en championnat, avec une défaite contre Caen et un nul contre Bastia.
    J’estime que ces stats sont assez énormes et j’espère que vous allez les utiliser. Si ce n’est pas pour cette année, mettez-les de côté pour l’année prochaine. Notez les matchs de championnat auxquels vous allez prêter attention, en particulier pour les équipes françaises qui n’ont pas un effectif suffisant pour jouer sur les deux tableaux et tirent souvent la langue en championnat après les matchs de coupe d’europe.
  • Rapidement, une autre statistique, même si ce n’est pas forcément des paris que je prends : les buts par tranches de 30 minutes. Le temps de récupération joue énormément sur le nombre de buts marqués, surtout en fin de match – entre la 60e et la 90e minute. Quand je fais des analyses vidéo de Ligue 1 pour mon Club, je dis souvent que les équipes qui ont joué en coupe d’Europe vont tirer la langue à partir de la 60e minute, c’est normal et physiologique.
    Et les chiffres le confirment : sur les 27 000 matchs, une équipe à domicile marque en général 0,67 buts entre la 60e et la 90e minute et une équipe à l’extérieur marque 0,47 buts dans la même période, soit un total de 1,15 buts par match – ce qui fait 71 251 buts pour 27 000 matchs. Dans le cas d’une équipe à domicile qui a eu 3 jours de repos ou plus et qui affronte une équipe qui n’a eu que 2 jours de repos, le nombre de buts marqués entre la 60e et la 90e minute par l’équipe qui reçoit passe à 1,17, soit une augmentation de 74%. Pour l’équipe visiteuse, on passe de 0,47 buts à 0,15 dans la même période, soit une baisse de 68% ! Ces chiffres corroborent vraiment ce que je dis : en dessous de 3 jours de repos, la fatigue joue énormément sur l’efficacité d’une équipe, surtout en fin de match.
    Je pense que ceux qui parient en live vont pouvoir utiliser cette stat. Si vous êtes encore plus fins dans vos analyses, vous allez pouvoir encore plus cibler les matchs où cette stat sera la plus intéressante. À vous d’utiliser ces chiffres à bon escient.

Ce qu’il faut retenir pour vos paris sportifs sur des équipes en Coupe d’Europe :

conclusion paris sportifs coupe d'europeEn conclusion, toutes les équipes qui jouent en Coupe d’Europe et qui n’ont que 2 jours de repos ont de moins bons résultats que celles qui ont en ont 3 ou plus. Elles marquent 70% moins de buts et en encaisse 75% de plus entre la 60e et la 90e minute. Cela va dans le sens de ce que je dis depuis longtemps : les équipes qui jouent en coupe d’Europe en semaine galèrent plus en championnat.
B : – Nathan, tu savais tout cela, tu viens d’apprendre quelque chose ? Est-ce que tu t’en serviras pour choisir tes matchs à l’avenir ?
N : – Bien sûr, je vais m’en servir pour mieux choisir mes matchs. Je n’apprends pas forcément quelque chose mais ça confirme ce dont on parlait.
B : – Voilà. On s’est souvent posé la question. C’était mon ressenti mais je ne mes suis pas amusé à faire tous ces calculs. Ce dossier est vraiment très intéressant.
Je vous invite à utiliser ces chiffres peut-être déjà en fin de saison mais surtout pour l’année prochaine. Quand les calendriers pour les matchs de coupe d’europe seront publiés, cochez sur votre planning les matchs de championnat auxquels vous allez prêter attention, lorsqu’une équipe enchaîne des matchs en semaine et le week-end pendant deux ou trois semaines. Je le fais déjà. En championnat de France, les bancs ne sont pas extensibles, il n’y a pas assez d’argent pour avoir deux équipes de même valeur, mais c’est aussi vrai pour les équipes hollandaises, portugaises, voire italiennes. Il n’y a peut-être qu’en Angleterre, en Allemagne et en Espagne où les gros clubs peuvent avoir deux équipes pour jouer sur les deux tableaux.

Le coaching de Nathan :

B : – Tu es sur un good run, puisque tu enchaines quelques paris sportifs gagnés. Ça a donné quoi la semaine dernière ?
N : – Monaco a gagné 2-1.
B : – C’est ça. Ils ont eu un peu chaud en fin de match mais c’est passé. Tu avais pris victoire sèche ?
N : – J’avais pris victoire sèche.
B : – Oui, la cote devait être assez basse…
N : – Elle était à 1,47
B : – Donc le match nul remboursé ne valait pas le coup. Je crois que j’étais assez d’accord avec toi même si Bordeaux était dans une bonne forme. Et là, tu es parti sur quoi ?
N : – Je t’avais dit que je partais sur Nantes-Nice…
B : – C’est ce que j’ai reçu comme SMS hier soir. Tu m’avais dit partir sur une victoire de Nice ou un match nul remboursé et j’avais analysé ce match, préparé quelques arguments. Mais maintenant, surprise, tu as changé. Je trouvais ton pari risqué après les blessures de Pléa et Cyprien. Je pense que le rendement de Nice ne va plus du tout être le même. Balotelli marque un peu le pas en ce moment et a fait quelques frasques… Même si je vois Nice rester dans le Top 3, la fin de saison va être compliqué. En plus, Nantes joue bien depuis l’arrivée de Conceiçao et ils sont allés battre Montpellier 3-2, ce qui n’est pas forcément donné à tout le monde. Bref, un match piège pour Nice qui peut tout à fait perdre à Nantes. Tu as donc bien fait de changer. Et tu es parti sur quel match alors ?
N : – Bordeaux- Montpellier, samedi 18. Je parie sur Bordeaux en nul remboursé.
B : – La cote est à combien pour la victoire de Bordeaux en sec ?
N : – 1,95.
B : – Donc en match nul remboursé, ça va tourner autour de 1,35-1,40. C’est tout à fait correct pour faire un recombiné. J’attends tes arguments
N : – Sur les 8 derniers matchs, Bordeaux a fait 4 victoires, 2 nuls et 2 défaites. Pour Montpellier, on est sur 3 victoires, 1 nul et 4 défaites
B : – Est-ce que tu peux me donner ces statistiques sur les 4 derniers matchs à domicile pour Bordeaux et les 4 derniers matchs à l’extérieur de Montpellier ?
N : – Au dernier match, Bordeaux a fait 1-1 contre Lyon. Avant, ils ont battu Guingamp 3-0, perdu contre le PSG 3-0 et fait le nul 1-1 contre Rennes.
B : – Si on oublie le PSG, ils sont dans une assez bonne forme du moment. Et Montpellier à l’extérieur ?
N : – Une défaite 2-1 contre Nice, une victoire 3-0 contre Nancy, une défaite 5-1 contre Marseille et défaite 2-0 contre Metz.
B : – C’est toujours plus facile de gagner à la maison qu’à l’extérieur mais on voit quand même que la forme du moment est meilleure à Bordeaux. En plus, leur attaquant Kamano est en train de percer. À Montpellier, j’aime bien Boudebouz, le régulateur de cette équipe. C’est le jour et la nuit quand il joue et quand il ne joue pas. Quelques stats supplémentaires pour confirmer ?
N : – On n’aura pas de surprises au niveau de la météo. Sur le match précédent à Monaco, Toulalan était blessé. Sans lui, ils ont perdu 2-1. Et il revient.
B : – Toulalan, c’est l’expérience. Tu as regardé s’il y a des suspendus, des blessés ?
N : – À part Toulalan, il n’y a rien.
B : – Ça veut dire qu’ils vont aligner les titulaires. Autre chose ? On a vu la compo d’équipe, la forme du moment…tu aurais le classement de Bordeaux à domicile et de Montpellier à l’extérieur ?
N : – Je croyais l’avoir mais je ne l’ai pas…
B : – Ça fait partie des choses que j’aime bien regarder. J’aurais aimé que tu me parles aussi des buts marqués et encaissés par Bordeaux à domicile et par Montpellier à l’extérieur, mais juste une dernière question : quel scénario de match tu imagines ?
N : – J’imagine que ça ne va pas être très ouvert au niveau du score…
B : – Est-ce que tu vois Montpellier marquer au moins un but ?
N : – Oui.
B : – Et Bordeaux va sans doute en marquer un aussi, donc dans le pire des cas, tu imagines qu’il va y avoir match nul 1-1 et c’est pour ça que tu as pris match nul remboursé.
N : – C’est ça.
B : – Je suis à peu près d’accord avec toi là-dessus. On verra la semaine si tu continues ta bonne série.

La semaine prochaine

Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine. Si vous pariez, réfléchissez, pariez intelligemment. Ne faites pas n’importe quoi, ne faites pas parler votre cœur, essayez de prendre quelques statistiques pour faire vos propres paris (et de vérifier si une des équipes joue en coupe d’Europe 😉 ). Je vous ai donné dans cet article les critères à analyser avant de prendre un match de foot. Et si vous voulez que je vous forme plus en détail à la prise de paris dans différents sports, n’hésitez pas à rejoindre ma formation en cliquant ici.

One thought on “Une étude sur les matchs de COUPE D’EUROPE qui va BOULEVERSER votre façon de parier !

  1. Christopher

    Bonjour Benoit,

    Merci pour cette analyse très intéressante.
    Pouvez-vous me faire suivre le fichier de votre article ?

    A votre dispo,
    Christopher

    Reply

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