Comment parier sur la coupe du monde 2018 ? Conseils de parieur pro !

P-Y : Aujourd’hui, une émission dédiée à la Coupe du Monde de foot en Russie. C’est dans presque un mois et c’est le bon moment pour en parler. On prend un peu les devants. C’est le premier événement sportif en termes de chiffres, largement devant les Jeux Olympiques, le Tour de France et tout ça

B : Peut-être derrière le Super Bowl, non ? Au niveau des spectateurs

P-Y : À vérifier… Mais en tout cas en termes de paris sportifs…

B : Ah oui, pardon ! Tu as raison

P-Y : Il y a du flux, quoi !

B : C’est énorme ! Je crois que pour la dernière Coupe du Monde, il y a eu 160 millions d’euros de mises en France. Et encore le marché n’était pas encore mûr. Dans les pays anglo-saxons, c’était 3 ou 4 fois plus. Donc oui, il y a matière !

P-Y : Le but de cette émission, c’est tout simplement de voir ce qu’il est possible comme paris de faire sur cette Coupe du Monde, voir ce que les sites proposent. Et connaître ton avis Benoît pour aider les parieurs à faire de bons choix et ne pas partir en cacahuète. On veut vous aider à parier sur la coupe du monde 2018 sans finir ruiner en juillet.

B : C’est ça. Ce que les bookmakers attendent pour cette Coupe du Monde. Parce que beaucoup beaucoup de parieurs vont commencer à ouvrir des comptes pour cette Coupe du Monde.

P-Y : Et puis c’est tentant aussi avec cette Coupe du Monde de partir dans l’euphorie ambiante…

B : Bien sûr. Et les bookmakers le savent !

Paris long termes sur la Coupe du Monde 2018

P-Y : Premier sujet qui va nous intéresser, les paris long-terme. Je t’ai déjà posé cette question au cours de précédentes émissions mais je la repose, pour les nouveaux qui nous rejoignent : as-tu déjà fait tes choix, notamment sur le vainqueur de la prochaine Coupe du Monde ?

B : J’ai pris un pari en fin d’année dernière. J’avais mis un billet sur la France à 8,5. j’explique rapidement ce choix : on a une équipe jeune et je m’étais dit que beaucoup allaient prendre un an d’expérience supplémentaire. Qui plus est dans de grands clubs, en jouant la Ligue des Champions, la C3 ou dans des grands championnats. Donc j’étais parti là-dessus. Ça a plus ou moins bien marché pour certains – Dembélé à Barcelone n’a pas joué grand chose, sera-t-il dans la liste ? Mystère…

P-Y : On enregistre cette émission le mercredi, quelques instants avant la finale d’Europa League, donc on n’a pas la liste des 23. Plus quelques réservistes ?

B : Ah tu crois qu’il va donner des réservistes ? Je ne sais pas, on verra bien… ce sera la surprise !

P-Y : Bref, on n’a pas encore vu le JT de TF1 de jeudi soir, donc on ne peut pas vous dire

B : Nous n’avons pas l’almanach de Retour vers le futur, désolé ! Ça pourrait aider aussi pour les paris…

P-Y : On ne serait pas là !

B : On ne serait pas là ! Donc moi j’avais pris la France à l’époque à 8,5. Et aujourd’hui la cote moyenne de la France qui gagne la Coupe du Monde est plutôt autour de 7. Elle a donc légèrement baissé.

P-Y : Je l’ai vu à 6,5.

B : Voilà. Il y a d’autres équipes que j’aime bien.
Le Brésil est favori à 5, mais je mets un petit bémol – Neymar n’a pas joué depuis un moment et il faudra voir comment cela va se passer, Silva sera-t-il titulaire en défense ? On connaît sa fragilité mentale… – pour moi, à 5, cela ne vaut pas le coup
L’Espagne autour de 7 m’intéresse bien. Je trouve que cette génération est intéressante. J’aime bien Asensio, pour ne citer qu’un joueur.
Après, j’ai du mal à voir une équipe surprise…

P-Y : Dans les gros favoris, il y a l’Allemagne

B : Oui, l’Allemagne. Mais pareil, la cote est à 5,5…

P-Y : À partir de quelle cote juges-tu que cela vaut le coup de tenter quelque chose ?

B : Quand j’estime, par mon expérience, qu’il y a value ou pas. La France à 8,5, je trouvais qu’il y avait value. Et la cote est descendue à 6,5-7, ce qui prouve bien qu’il y avait une légère value dessus. Pour ce pari long-terme là, c’est l’expérience. Par exemple, le Portugal est autour de 24. je ne pense pas qu’il réitère deux fois l’exploit donc ce n’est pas value pour moi. Et puis j’attends, parce des fois de grands instituts américains qui utilisent des algorithmes publient des projections…

P-Y : Les trucs de Goldman Sachs ? Ça t’intéresse ça ? C’est pas des conneries ?

B : Non, non, c’est pas des conneries ! J’utilise ça aussi pour faire les Jeux Olympiques, le nombre de médailles et tout.

P-Y : Leurs projections se basent sur des indicateurs économiques, qui sont quand même à des années lumières du foot !

B : Bah oui, mais je vais te donner un exemple. Pour le dernier Championnat d’Europe en France, la seule value qu’il y avait dans leurs projections, c’était sur le Portugal. Et qui a gagné l’Euro ? Le Portugal. J’avais mis un billet dessus juste à cause de cela. Je n’ai pas encore de choses comme ça pour la prochaine Coupe du Monde, mais si la même chose se produit…

P-Y : Ces études marchent bien dans les médias, donc ça ne devrait pas tarder à sortir

B : Après, ça vaut ce que ça vaut, mais j’aime bien croiser plein de données comme cela pour me faire mon avis. Des choses comme cela sont souvent intéressantes. J’utilise beaucoup cela pour le nombre de médailles aux J.O. et il y a souvent de bonnes choses à faire. Quand l’écart est important entre ce que donne le bookmaker et ce que donnent ces instituts.

P-Y : Tu croises la cote et ces informations, c’est ça ?

B : Je croise toutes les infos que j’ai et je fais une synthèse. Et quand j’estime que l’écart est sympa et qu’il y a une value, j’y vais.

P-Y : D’accord. Et pour conclure sur Goldman Sachs, la France était donnée gagnante à domicile. Et pareil en 2014, ils voyaient le Brésil remporter la Coupe du Monde.

B : La France a quand même été en finale.

P-Y : En 2016, oui, tout à fait

B : Donc tu mets un billet et tu peux faire un arbitrage et gagner quand même quelque chose. Le Brésil s’était fait éliminer en… ?

P-Y : Demi-finale ! Et de manière tout à fait magistrale !

B : En même temps, ils étaient favoris chez eux donc on ne pouvait pas faire grand-chose de toute façon. Et tu parles de Goldman Sachs, mais ce n’est pas forcément ce que j’utilise. Je ne sais plus le nom, il faudra que je retrouve ça, pour la prochaine émission peut-être. Mais c’est très intéressant de croiser différents paramètres pour se faire son propre avis.

P-Y :
Et pour toi, il n’y a pas une petite surprise éventuellement sur la vainqueur de cette Coupe du Monde ? Un petit pays sorti de nulle part ? Tu n’as pas eu une petite illumination ? Du côté de l’Égypte par exemple ?

B : Déjà, je ne suis pas magicien !

P-Y : OK, d’accord

B : Je ne suis pas non plus mentaliste ! Donc en gros, je peux te dire que pour avoir analysé, un pays africain peut peut-être faire un bon parcours cette année. Et je l’espère pour eux. Il y a une ou deux équipes africaines qui ont le potentiel.

P-Y : Tu parles de pays africains, on pense directement à l’Égypte

B : Je pensais à l’Égypte, mais le problème, c’est que leur gardien titulaire est out, il me semble. Il va être remplacé par une légende chez eux, mais il a 38 ans…

P-Y : Le doyen, là ?

B : Oui, voilà. Il a de l’expérience mais…

P-Y : Si on parle du doyen des gardiens égyptiens, c’est plus que 38 ans. Il est né dans les années 1970, donc il n’a pas loin de 44 piges ou quelque chose comme ça.

B : D’accord !

P-Y : C’est genre Peter Chilton en fin de carrière, quoi !

B : L’Égypte, il y a Mohamed Salah, mais il faut savoir que c’est une équipe solide sur le continent Africain. Et puis ils ne sont pas dans un groupe forcément aussi relevé que cela, avec la Russie, l’Arabie Saoudite et l’Uruguay. On en reparlera tout à l’heure. Il y a aussi l’équipe du Maroc qui est à surveiller. On parle beaucoup en ce moment de son entraîneur, Hervé Renard, à cause d’une sombre histoire de Koh-Lanta, si vous suivez…

P-Y : Cela ne nous regarde pas !

B : Je fais du people en même temps, c’est génial ! Mais bon, c’est fou, on a parlé de l’équipe du Maroc indirectement parce qu’il est sélectionneur du Maroc ! Mais il y a un beau potentiel, ça peut donner quelque chose d’intéressant. La Tunisie…

P-Y : Il y a quand même le Rennais Khazri !

B : Euh… oui ! Mais la Tunisie est dans le groupe de la Belgique et de l’Angleterre

P-Y : ça va être compliqué quand même !

B : Le Nigeria est dans un groupe assez homogène avec l’Argentine, la Croatie et l’Islande. Il y a l’Argentine, mais quand on voit ce qu’ils ont fait en Amérique du Sud pour se qualifier, on peut se poser pas mal de questions sur eux. Mais le Nigeria est une équipe talentueuse. La Tunisie, non, parce qu’elle est dans un gros groupe. Quant au Sénégal, avec Pologne, Colombie, et Japon, donc quatre équipes de quatre continents différents, ça peut donner quelque chose aussi, avec Sadio Mané, leur joueur phare de Liverpool. Après, un joueur ne fait pas une équipe mais il y a un peu de potentiel aussi. J’espère beaucoup que cette année, une équipe africaine puisse atteindre les quarts ou les demies. Ce serait vraiment sympa ! Après, une équipe asiatique, non, je ne vois pas laquelle pourrait sortir du chapeau. Et pour les équipes européennes, il faut voir les groupes.

Faut-il parier sur le continent vainqueur ?

P-Y : Tu abordes un point intéressant. Et certains sites de paris le proposent d’ailleurs : ne pas se mouiller pour un pays vainqueur mais pour un continent vainqueur.

B : Oui, ça existe aussi

P-Y : L’Europe est à 1,25, l’Amérique du Sud à 2,80, l’Afrique à 35, l’Amérique du Nord à 50. Je ne cite que ces quatre là. Une cote à 1,25, c’est value ?

B : À part les équipes européennes, on a quoi ? Le Brésil, l’Argentine et sinon, une grosse surprise, mais bon. Franchement, 1,25… Après, si la finale oppose deux équipe européennes, tu es peinard, tu es sûr d’avoir gagné ton pari ! Mais le problème, c’est qu’à 1,25, ça devient compliqué pour arbitrer. Comment arbitrer une cote à 1,25 si tu as une équipe européenne et une équipe sud-américaine en finale ? Donc pour moi, il n’y a pas vraiment value là-dessus. Il vaut mieux parier sur qui va sortir des poules par exemple. Ou qui va finir premier de sa poule. Et ça peut lisser parce qu’il y a trois matchs pour que votre pari passe ou pas. À la différence des matchs secs où le couperet tombe tout de suite

P-Y : Quitte ou double

Faut-il surveiller la Russie ?

parier sur la coupe du monde de RussieB : Une petite info. Une personne a fait des recherches et m’a envoyé un mail pour me faire remarquer que l’équipe hôte a 83% de probabilités de ne pas perdre le premier match.

P-Y : Tu nous amènes tout de suite sur le sujet de la Russie. Si on retrace un peu l’histoire de la Coupe du Monde, le pays organisateur a un certain avantage et certains en ont bien profité : l’Angleterre en 1966, la France en 1998. là, que peut faire la Russie ? Est-ce une équipe à surveiller en particulier ? De là à imaginer une Russie finaliste ou demi-finaliste… surtout après avoir l’avoir vu jouer contre la France en match amical au mois de Mars… Il ne faut peut-être pas exagérer.

B : Je vais te donner un nom. Et ce n’est pas un joueur de foot.

P-Y : Vladimir Poutine ?

B : C’est ça. Je me suis déjà fait avoir sur les Jeux Olympiques de Sotchi. Les russes étaient complètement à la rue sur la saison et ils ont fini meilleure nation aux J.O. On a su après qu’on les avait mis dans des chambres pour augmenter le taux de globules rouges. C’était du dopage un peu caché et très difficilement détectable. Pour cette Coupe du Monde, je ne vois pas la Russie faire grand chose. Sur le papier. Le problème comme tu le dis, c’est que c’est en Russie. Mais j’ai du mal à y croire. Les arbitres, ça se verrait Et puis il y a la vidéo, donc comment veux-tu ? Il n’y aurait pas eu la vidéo, peut-être mais là, même avec des ” forces occultes ” au-dessus du terrain, si tu vois ce que je veux dire, ce serait très compliqué quand même.

P-Y : Si on se souvient de ce que la Russie avait proposé à l’Euro 2016, il y avait quand même des choses très surprenantes. Elle était capable de jouer et puis d’un seul coup, tu avais l’impression qu’il s’en foutait. On passe à autre chose, ce qui nous intéresse c’est 2018.

B : Il y a du potentiel en équipe de Russie. Mais je ne les vois vraiment pas faire quelque chose. À tel point que je me demande s’ils vont sortir de poule. Est-ce que ce ne sera pas la première surprise ? Je parle de surprise en fonction des cotations des bookmakers. Déjà, des quatre équipes – Russie, Arabie Saoudite, Égypte et Uruguay –, je pense que l’Uruguay a le bagage et les joueurs pour sortir de cette poule. Et ensuite, je verrais plutôt l’Égypte sortir des poules. Après, sans la Russie… Je mettrais un bémol là-dessus, mais s’il y avait quelque chose à faire, je tenterais plutôt un Égypte sort de la poule 1. Je n’ai pas la cotation sous les yeux mais c’est vers là que je m’orienterais.

P-Y : Ouais, la Russie vainqueur de la Coupe du Monde est coté à 30

B : Et je trouve ça absolument pas value. Donc je n’y toucherai pas. Et pour le premier match Russie-Arabie Saoudite, la Russie a donc 83% de probabilités de ne pas perdre le match. Les bookmakers ont mis la cote de la double chance à une moyenne de 1,04 donc ce n’est pas value.

Les paris sur les meilleurs buteurs de la coupe du monde 2018 :

comment parier sur la coupe du monde 2018 meilleur buteurP-Y : OK, très bien. Un autre pari long-terme que j’aimerais bien évoquer avec toi, c’est le classement du meilleur buteur. Est-ce que là il y a quelque chose à faire aussi ? Sachant que les cotes sont : Messi à 9, Neymar à 10, Ronaldo à 12 et Griezmann à 14. Le classement du meilleur buteur, c’est quelque chose que tu travailles sur une Coupe du Monde ou une compétition internationale ?

B : C’est un des paris que je regarde et que j’étudie. Comment étudier ça ? Les bookmakers ne se sont pas embêtés avec Messi, Neymar et Ronaldo mais il faut essayer de chercher la value, la jolie cote qui a un beau potentiel.

P-Y : Tiens, Cavani à 20.

B : Par exemple.

P-Y : Thomas Müller est à 20 aussi

B : Ce qu’il faut faire, c’est regarder les groupes, déjà. Si le buteur est dans une poule avec une équipe vraiment faible, comme la Corée du Nord dans la poule du Brésil ou quelque chose comme cela, on peut estimer que les brésiliens de l’époque allaient marquer beaucoup de buts

P-Y : C’était en 2010 je crois. Il y avait le Portugal et la Cote d’Ivoire aussi dans cette poule.

B : Et je crois que la Corée du Nord s’est pris des claques. Pas forcément contre le Brésil d’ailleurs.

P-Y : Contre le Portugal

B : Mais bon, il faut regarder plusieurs paramètres : si l’équipe dans laquelle joue le buteur que vous avez dans le viseur est dans une poule pas trop forte, avec des défenses un peu friables – pour cela, regardez les stats et ce qu’il s’est passé dans les matchs de qualification, même si ça n’a rien à voir d’un continent à l’autre. Ensuite, regardez si l’équipe qui a le buteur potentiel rencontre l’équipe la plus faible le dernier match. Si c’est le cas, attention ! Parce que ce joueur peut être laissé au repos si son équipe a gagné ses deux premiers matchs avec des scores fleuves et ne peut plus être rejoint en tête du groupe. Il faut toujours se mettre à la place du sélectionneur ou de l’entraîneur et si moi j’étais sélectionneur, je reposerai alors ce joueur pour le tour d’après.

P-Y : Il y a une équipe faible à surveiller sur cette Coupe du Monde, et sur laquelle prendre des paris contre elle, du coup ?

B : Attends, il y a un autre paramètre pour le meilleur buteur : votre équipe doit avoir le potentiel pour finir première de la poule. Et il faut regarder où elle est reversées ensuite dans le tableau. Est-ce qu’elle va être dans une partie de tableau où il n’y aura pas les gros favoris ? Il faut essayer de voir tout son parcours. Il y a des petits logiciels qui font ça, notamment sur lequipe.fr ou le site de la BBC. Vous pouvez ainsi voir si votre équipe peut aller en finale. Parce qu’il vaut mieux bien sûr choisir un buteur d’une équipe qui a de grandes chances d’aller en finale et donc de jouer le maximum de matchs possibles et donc avoir le maximum de chances de marquer. Voilà tous les paramètres à prendre en compte. Ça demande un peu de gymnastique mais on peut des fois trouver des choses intéressantes. Ne sautez pas forcément sur Messi, Neymar et Ronaldo qui sont coté un peu plus de 10 et essayez d’aller dénicher une pépite, un joueur qui peut aller en finale et qui est un peu oublié pour le moment.
Je regarde un peu ce qu’on a en même temps et j’avoue qu’il faudrait creuser un peu plus. Quand je vois Anthony Martial coté à 70, je rigole. Mais un Mauro Icardi à 50… même si Messi ne veut pas jouer avec lui, donc c’est compliqué. Je n’ai pas approfondi la chose mais je pense qu’il y a des petites choses à faire. Vous pouvez prendre des buteurs à des cotes assez hautes et s’ils font de bons matchs de poule et sortent de poule… parce que généralement, le meilleur buteur de la Coupe du Monde marque 5, 6 ou 7 buts.

P-Y : Le record de Just Fontaine…

B : Non, mais ça c’est le foot à l’ancienne. Mais faites attention aussi aux conditions générales. Parfois, si deux ou trois buteurs sont ex-æquo, la cote est divisée par le nombre de buteurs ex-æquo.

P-Y : Je vois sur un certain site Kevin Gameiro à 100

B : Il a la même cote que Paul Pogba. Autant vous dire que là : gardez votre pognon ! Non, mais je trouve ça rigolo ! Il faut savoir que dans ces paris là, le bookmaker essaie de coter assez précisément les favoris, le Top 10 on va dire. Parce que le favori est à 10, donc il a en gros 10% de probabilité de gagner. Puis il y a une dizaine de joueurs qui ont une chance de finir meilleur buteur en fait et après… les bookmakers distribuent un peu les pourcentages qui restent à droite et à gauche en étant peut-être un peu moins précis. Pour la Belgique, il y a Lukaku mais j’estime qu’il a deux pieds gauches, Dries Mertens qui joue à Naples…

P-Y : …Batshuayi

B : Oui, faut voir… Mais là je ne vois pas de value. Il faudrait approfondir. Et surtout on va attendre que toutes les équipes aient sorti leurs compositions pour vraiment savoir qui est là et qui n’est pas là. Il reste encore un ou deux matchs de championnat. Par contre attention ! Si vous voyez que Messi se pète le genou ou quelque chose au dernier match, précipitez-vous tout de suite. S’ils se blesse, il va disparaître, ses pourcentages vont forcément être redistribués donc les cotes vont baisser et là, il y a des value à prendre un peu partout. Retenez bien cela. C’est une petite combine à savoir et une petite moulinette cérébrale à faire quand vous voyez des choses comme cela. Donc regardez bien le dernier match de Barcelone. Et pareil pour Ronaldo. Neymar non, il ne joue pas, lui au moins est sûr de ne pas se blesser !

P-Y : Certains vont avoir peur jusqu’au premier match, là !

B : C’est ça !

Derniers conseils pour parier sur la coupe du monde 2018 :

P-Y : Avant de terminer cette émission, on fait un petit point sur les paris au jour le jour ? Est-ce que tu as des conseils d’ensemble sur les compétition internationales et cette Coupe du Monde ?

B : Là on est sur la Coupe du Monde. On n’a pas fait groupe par groupe mais on le fera quand on aura tous les groupes, ce qui n’est pas encore le cas..

P-Y : Mais oui ! On va faire deux mois d’émission là-dessus !

B : Petit conseil : les bookmakers savent très bien que beaucoup d’entre vous vont se mettre aux paris sportifs pendant la Coupe du Monde. Ils vont faire des offres alléchantes dans les bonus. Autant aller prendre les bonus, pas de problème, mais attention derrière ! Ces compétitions là sont des vaches à lait pour les bookmakers parce que les parieurs débutants vont se lancer à corps perdu dedans, surtout en match simple et sec.

Et je vous pose la question : comment analyser des matchs de qualifications d’équipes qui viennent de continents différents ? C’est très compliqué. À moins de mettre des sortes de coefficients aux équipes en fonction des équipes qu’elles ont rencontrées et du continent où elle joue. Pourquoi pas ? Cela se fait, mais on rentre déjà dans un niveau supérieur. Regardez la poule A : Russie, Arabie Saoudite, Égypte, Uruguay. Amusez-vous à évaluer le potentiel de chacun. Même si comme ça je pense que l’Uruguay est devant, après il faut voir.

Attention aux matchs secs. Comme toujours, privilégiez les draw no bet, combinés à deux matchs, double chance, asian handicap. Et attention aux victoires sèches, encore plus dans cette configuration là. Autant dans un championnat, vous avez au bout de 15, 20 ou 30 matchs les statistiques des matchs précédents puisque toutes les équipes se rencontrent, autant là, les équipes viennent de pays, continents différents, avec des styles de jeu différents. Et si quelqu’un qui vous dit qu’il a gagné de l’argent à la dernière Coupe du Monde sur 30 paris, c’est très bien mais ça ne veut rien dire pour cette Coupe du Monde là parce que toutes les cartes sont redistribuées. Donc privilégiez plutôt des PLT, PMT, des qualifications de groupe, qui va finir premier de son groupe. Vous pouvez peut-être même vous couvrir de temps en temps si le pari part mal. Évitez les matchs secs. Et pour Russie-Arabie Saoudite, je vous ai dit qu’il y a 83% de probabilités que la Russie ne perde pas mais la cote en double-chance est autour de 1,05, donc ça ne vaut pas le coup.

Il y a des spécialistes et des gens très confirmés qui connaissent tous les pays, qui suivent vraiment tout, les qualifications d’Amérique du Sud etc. Eux, OK, avec leur boulot derrière, ils pourront peut-être sortir leur épingle du jeu à chaque Coupe du Monde. Mais attention, attention ! Qui aurait parié un Kopeck sur l’Islande pour le dernier Euro ? Ne vous faites pas avoir par les bookmakers. Ils vont tous avoir leurs consultants qui vont vous proposer des paris. Ça va être la foire nationale, c’est sûr ! Donc soyez intelligents. Vous pouvez mettre un billet de temps en temps mais n’explosez pas votre capital et votre bankroll là-dessus. Et attendez le retour du championnat.

P-Y : le conseil, c’est de rien faire d’impulsif, quoi.

B : C’est ça. C’est toujours cool de mettre un billet avec les potes mais surtout, ne dilapidez pas votre argent pour parier sur la Coupe du Monde 2018. Gardez ce que vous avez pu gagner dans la saison en championnat. Dernière info : si la France va loin, les bookmakers français risquent de perdre de l’argent. Si la France se fait éliminer en poule, là ils risquent de se faire un petit billet. Pareil pour l’Angleterre en Angleterre. Parce que des dizaines de milliers de parieurs jouent avec leur cœur sur une Coupe du Monde.

P-Y : Eh bien Merci Benoît. On va clore cette émission et se donner rendez-vous la semaine prochaine. On continuera de parler de la Coupe du Monde 2018, forcément.

B : C’est sûr

P-Y : Et puis… allez la France quand même !

B : Allez, à plus tard, au-revoir à tous !

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