Une méthode circule souvent : jouer en Draw no Bet le favori d’un grand championnat, chaque semaine. Le match nul étant remboursé, le risque paraît faible. Sur une saison, la méthode peut dégager un gain. Sur plusieurs saisons, elle se heurte aux cotes basses et à la fin des hégémonies. Voici comment l’évaluer.
Le principe du Draw no Bet
En Draw no Bet, ou remboursé si nul, la mise est rendue en cas de match nul. Vous gagnez si l’équipe choisie l’emporte et perdez si elle perd. La cote est plus basse qu’en victoire sèche.



Le problème des cotes basses
Les favoris des grands championnats sont souvent cotés autour de 1,15 à 1,30 en Draw no Bet. Une victoire rapporte peu. Une seule défaite peut effacer plusieurs semaines de gains.
Le seuil de rentabilité
Hors nuls, la méthode est rentable si le favori gagne assez souvent les matchs décisifs. À une cote de 1,25, il faut gagner plus de 80 % des matchs qui ne se terminent pas par un nul, avant même la marge.
La fin des hégémonies
Un club qui domine plusieurs saisons finit par être rattrapé. Un parieur qui suit le champion sortant peut tomber sur la saison où un autre club prend le dessus. Les pertes de cette saison effacent alors les petits gains précédents.
Les données à vérifier
- le nombre de défaites du favori par saison
- les cotes moyennes proposées
- les résultats face aux autres équipes du haut de tableau
Les archives de résultats et de cotes permettent de tester la méthode sur plusieurs saisons.
Les marchés concernés
Le Draw no Bet repose sur le résultat du match, qui figure parmi les types de résultats autorisés par l’ANJ. Les conditions précises dépendent du règlement de l’opérateur.
Sélectionner plutôt que systématiser
Le Draw no Bet est utile quand vous estimez une équipe supérieure mais que le nul vous semble probable. Il n’est pas une méthode à appliquer à tous les matchs d’un favori.
Exemple de calcul
Un favori est coté 1,22 en Draw no Bet sur 38 matchs. Il gagne 27 fois, fait 6 nuls et perd 5 fois. Les victoires rapportent 27 fois 0,22, soit 5,94 unités. Les défaites coûtent 5 unités. Le gain net de la saison est d’environ 0,94 unité, très faible au regard du risque.
Les erreurs fréquentes
Croire que le remboursement du nul rend le pari sans risque. Suivre aveuglément le champion sortant. Ou augmenter les mises pour compenser les cotes basses.
La mise
Gardez une mise fixe de 1 à 2 % de votre bankroll. Une mise plus forte transforme une défaite surprise en perte lourde.
Tenir un historique
Notez chaque pari, sa cote, sa mise et son résultat. Comparez votre bilan à la probabilité implicite moyenne des cotes jouées. Sur plusieurs centaines de paris, vous saurez si la méthode tient.
Ce qu’il faut retenir
Le Draw no Bet sur les favoris réduit le risque du nul, mais les cotes basses et la fin des hégémonies limitent fortement sa rentabilité. Utilisez-le au cas par cas, quand la cote offre une vraie valeur.
Questions fréquentes
Tous les marchés statistiques sont-ils autorisés ?
Non. L’ANJ fixe pour chaque sport la liste des types de résultats qui peuvent servir de support à un pari. Un marché absent de cette liste ne peut pas être proposé par un opérateur agréé en France.
Quelle part des mises revient aux joueurs ?
Selon l’ANJ, la proportion maximale des sommes reversées en moyenne aux joueurs est plafonnée à 85 % pour les paris sportifs en ligne et à 76,5 % en points de vente. Sur la durée, l’ensemble des parieurs récupère donc moins que ce qu’il mise.
Quelles limites de jeu dois-je fixer ?
Selon l’ANJ, les sites agréés vous font fixer une limite de dépôts sur 7 jours glissants avant votre premier dépôt, et une limite de mises sur sept jours avant votre première mise. Elles s’appliquent opérateur par opérateur.
Jeu responsable. Les jeux d’argent sont interdits aux mineurs, même émancipés. Si vous sentez que le jeu prend trop de place, Joueurs Info Service répond au 09 74 75 13 13, appel anonyme et gratuit, 7 jours sur 7 de 8 h à 23 h.
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